Cinq jours de célébration et de tradition
Pourquoi une petite chapelle qui célèbre normalement sa fête le 5 février organise-t-elle sa grande fête (panygiri) au cœur du mois d’août ? Et pourquoi celui-ci dure-t-il presque une semaine ? C’est ce qui se passe à Agia Agathi, une chapelle située à 2 km d’Aitoliko, au pied du mont Arakynthos, construite dans les premières années suivant la Révolution grecque.
Il s’agit de l’un des panigyri les plus vivants et appréciés de la région de Missolonghi et il est inscrit depuis 2020 à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel.
Bien que plusieurs théories existent sur son origine, la plus répandue le relie à l’assemblée des chefs de guerre de la Grèce du Nord-Ouest. Elle fut convoquée par Alexandros Mavrokordatos le 23 août 1824 au monastère de Psili Panagia, plus haut dans la montagne, avec pour objectif de réconcilier les factions politiques et militaires. La rencontre se conclut avec succès et déboucha sur une marche commune vers Aitoliko suivie d’une célébration.
Aujourd’hui, les chefs de guerre ont été remplacés par des fêtards armés, à cheval ou à pied, divisés en groupes rappelant les anciennes compagnies des klephtes, chacun dirigé par un capitaine. Chaque groupe est obligatoirement accompagné de ses propres musiciens, joueurs de zourna, de daouli et de pipiza, eux aussi organisés en ensembles.
Les préparatifs commencent dès le 15 août : les participants préparent leurs costumes ainsi que leurs provisions de nourriture et de boisson, festoyant sans relâche autour de la chapelle. Ces réjouissances nocturnes sont d’ailleurs ce qui rend la fête si particulière. Les pèlerinages et les offices commémoratifs font naturellement partie du rituel. Cependant, les moments culminants sont : les bandonades (déambulations musicales avec les instruments), le rassemblement des membres de chaque groupe de maison en maison le 21 août, lorsque tous les habitants d’Aitoliko offrent des douceurs et des boissons sur le pas de leur porte, l’accueil des groupes armés venant du village de Stamna le 22 août, arrivant en formation impressionnante, et la parade des hommes armés le 23 août, suivie de danses sur la place centrale.
Il s’agit de l’un des panigyri les plus vivants et appréciés de la région de Missolonghi et il est inscrit depuis 2020 à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel.
Bien que plusieurs théories existent sur son origine, la plus répandue le relie à l’assemblée des chefs de guerre de la Grèce du Nord-Ouest. Elle fut convoquée par Alexandros Mavrokordatos le 23 août 1824 au monastère de Psili Panagia, plus haut dans la montagne, avec pour objectif de réconcilier les factions politiques et militaires. La rencontre se conclut avec succès et déboucha sur une marche commune vers Aitoliko suivie d’une célébration.
Aujourd’hui, les chefs de guerre ont été remplacés par des fêtards armés, à cheval ou à pied, divisés en groupes rappelant les anciennes compagnies des klephtes, chacun dirigé par un capitaine. Chaque groupe est obligatoirement accompagné de ses propres musiciens, joueurs de zourna, de daouli et de pipiza, eux aussi organisés en ensembles.
Les préparatifs commencent dès le 15 août : les participants préparent leurs costumes ainsi que leurs provisions de nourriture et de boisson, festoyant sans relâche autour de la chapelle. Ces réjouissances nocturnes sont d’ailleurs ce qui rend la fête si particulière. Les pèlerinages et les offices commémoratifs font naturellement partie du rituel. Cependant, les moments culminants sont : les bandonades (déambulations musicales avec les instruments), le rassemblement des membres de chaque groupe de maison en maison le 21 août, lorsque tous les habitants d’Aitoliko offrent des douceurs et des boissons sur le pas de leur porte, l’accueil des groupes armés venant du village de Stamna le 22 août, arrivant en formation impressionnante, et la parade des hommes armés le 23 août, suivie de danses sur la place centrale.




















