Une maison-tour entre légendes et héritage littéraire
Au milieu des maisons basses du village de Gouves, perchée sur un rocher, s'élève l'imposante et célèbre Tour Drossinis. Bien qu'elle soit désormais liée au nom du grand homme de lettres grec Georgios Drossinis, elle semble cacher une histoire plus sombre.
Elle fut bâtie en 1810 sur l'ordre d'Ibrahim Aga par son esclave Ahmed, qui gagna sa liberté grâce à cette construction. On raconte cependant que l'Aga y commit de nombreux crimes ; les locaux parlent encore de traces de sang sur les murs et de spectres.
Loin de ces récits de sang et de mystère, la tour est l'une des plus belles d'Eubée. En 1821, elle fut vendue à Alexandros Thessyllas et Baptistis Drossos, puis en 1831 à Konstantinos Petrokokkinos, le grand-père de Georgios Drossinis. C'est alors qu'une page plus heureuse commença à s'écrire.
À partir de 1876, le grand écrivain et poète passa de nombreux étés dans cette maison-tour. On dit qu'il y écrivit plusieurs de ses poèmes, la vie à Gouves ayant inspiré une partie de son œuvre. Après être passée entre les mains du prêtre Stavros Papaioannou, la tour devint la propriété de la communauté locale et de l'actuelle municipalité d'Istiaia-Aidipsos.
De style vénitien avec deux étages et deux tourelles cylindriques supplémentaires, la Tour Drossinis abrite aujourd'hui la collection folklorique du village. À l'intérieur, des outils agricoles, des meubles, des tissages ainsi que quelques objets personnels de Drossinis susciteront votre intérêt, tout comme la vue magnifique sur la mer.
Elle fut bâtie en 1810 sur l'ordre d'Ibrahim Aga par son esclave Ahmed, qui gagna sa liberté grâce à cette construction. On raconte cependant que l'Aga y commit de nombreux crimes ; les locaux parlent encore de traces de sang sur les murs et de spectres.
Loin de ces récits de sang et de mystère, la tour est l'une des plus belles d'Eubée. En 1821, elle fut vendue à Alexandros Thessyllas et Baptistis Drossos, puis en 1831 à Konstantinos Petrokokkinos, le grand-père de Georgios Drossinis. C'est alors qu'une page plus heureuse commença à s'écrire.
À partir de 1876, le grand écrivain et poète passa de nombreux étés dans cette maison-tour. On dit qu'il y écrivit plusieurs de ses poèmes, la vie à Gouves ayant inspiré une partie de son œuvre. Après être passée entre les mains du prêtre Stavros Papaioannou, la tour devint la propriété de la communauté locale et de l'actuelle municipalité d'Istiaia-Aidipsos.
De style vénitien avec deux étages et deux tourelles cylindriques supplémentaires, la Tour Drossinis abrite aujourd'hui la collection folklorique du village. À l'intérieur, des outils agricoles, des meubles, des tissages ainsi que quelques objets personnels de Drossinis susciteront votre intérêt, tout comme la vue magnifique sur la mer.























































































